Soutenance de thèse de Xin Zhang « HER STORY » : la condition féminine dans le cinéma chinois contemporain

Xin Zhang soutiendra mardi 3 novembre 2026 à 14 h, en salle des thèses, à l'Université Paris 8, sa thèse en Sciences de l'Information et de la Communication réalisée sous le direction d'Alexander Neumann. 

« HER STORY » : la condition féminine dans le cinéma chinois contemporain

  • Date et lieu : mardi 3 novembre 2026 à 14 h, salle des thèses, Université Paris 8.
  • Composition du jury :
    • Élise DOMENACH, professeure des universités, ENS Louis-Lumière (rapporteuse)
    • Pascal VALLET, professeur des universités, Université Paris Nanterre (rapporteur)
    • Jacques GUYOT, professeur émérite, Université Paris 8
    • Alexander NEUMANN, professeur des universités, Université Paris 8 (directeur de thèse)
  • La soutenance sera suivie d'un pot auquel vous êtes chaleureusement convié·es.


Résumé de la thèse Cette thèse propose une analyse du cinéma chinois contemporain à travers le prisme de la condition féminine. Elle interroge la manière dont le cinéma, dispositif à la fois artistique et social, rend visibles des tensions que le discours officiel tend à occulter. En s'appuyant sur la théorie de Siegfried Kracauer, qui envisage le cinéma comme révélateur des structures sociales latentes, ainsi que sur une lecture fanonienne appliquée au contexte familial chinois, ce travail examine comment le cinéma donne forme à des expériences individuelles trop souvent réduites au silence. L'étude retrace d'abord l'évolution historique des représentations féminines à l'écran, avant de resserrer l'analyse du corpus autour de deux axes structurants : la famille et le travail. Le premier axe est consacré aux rapports familiaux, notamment la relation mère-fille, la fratrie et le couple conjugal. Il montre comment le cinéma déconstruit le mythe de la famille harmonieuse en exposant le contrôle, la violence affective, l'effondrement conjugal et le divorce, ce dernier apparaissant comme un geste d'émancipation. Il interroge également d'autres manières d'échapper à la fatalité matrimoniale : la relation homosexuelle, la fuite avant l'union ou encore le célibat choisi. Le second axe déplace le regard vers les rapports de travail et la vulnérabilité des femmes : migration et éclatement des structures familiales, exploitation et marchandisation du corps (notamment le travail sexuel et la maternité contrainte), violence et harcèlement, mais aussi les formes de résistance qui en émergent en retour. À travers l'analyse d'un corpus de 28 films, cette thèse défend l'idée que le geste même de filmer constitue un acte de résistance : de la mémoire intime à la mise en récit collective, la caméra devient l'instrument par lequel les cinéastes expriment leur propre regard.


Mots-clés : famille, travail, cinéma chinois, femme, condition féminine, résistance